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On me demande souvent combien de temps il faut pour organiser un tour du monde…

La vérité ?
Cela dépend surtout de qui s’en charge… et de la liberté que l’on s’autorise.

Chez nous, l’organisation n’a jamais été un plan figé, millimétré, gravé dans le marbre : elle a évolué, s’est transmise, parfois improvisée.
Et avec le recul, je crois sincèrement que c’est ce qui a rendu cette aventure possible, durable… et vivable.

Car organiser un tour du monde, ce n’est pas seulement réserver des billets, c’est surtout apprendre à composer avec les personnalités, les rythmes, les imprévus et l’énergie du moment.

Avant le départ : on s’est littéralement “découpé le gâteau”

Dès le départ, une chose était claire : l’organisation ne reposerait pas sur une seule personne et chacun sa part du gâteau, inconcevable de co-construire, chacun son dossier.

Nous avons fait un choix simple mais structurant : se répartir les rôles en fonction de nos préférences, pas des injonctions.

  • Moi : l’Amérique du Sud et les collaborations principalement en Asie
  • Clément : la Nouvelle-Zélande et les préparatifs avant le départ (choix du matériel, location du camping car, du van…)
  • Amaya, notre fille : le reste !

Ce choix a tout changé.
Parce qu’il a évité l’épuisement, parce qu’il a donné à chacun une place et surtout parce qu’il nous a rappelé une chose essentielle :

Il n’existe pas UNE bonne façon d’organiser un voyage, il existe celle qui vous ressemble.

Organiser… sans tout prévoir : le choix assumé du “fil de l’eau”

Avant le départ, j’ai peu préparé dans le détail, très peu, même. Pas d’itinéraire verrouillé sur des mois ni de réservations à rallonge et encore moins de planning figé.

Laisser de la place à l’imprévu, c’est :

Ce n’était pas un manque d’anticipation, c’était un choix conscient qui correspond à ma personnalité profonde.

Mon intention ? Être entièrement libre de :

  • s’autoriser à ralentir quand la fatigue s’installe
  • dire oui à une rencontre inattendue
  • modifier un itinéraire sans frustration

Et surtout, c’est développer une compétence clé que l’on sous-estime souvent : l’adaptabilité.

Ce voyage m’a confirmé une chose : on n’a pas besoin de tout verrouiller pour que ça fonctionne et parfois, c’est même l’inverse.

Deux visions, une richesse : l’anticipation de Clément

À l’opposé de mon fonctionnement, Clément a besoin de structure, d’anticipation, d’organisation, de repères clairs.

Son roadbook n’était pas une contrainte c’était un socle de sécurité. Il savait où l’on allait, quand, comment ? Et moi je me suis laissée guider sans subir cette rigidité mais en vivavnt chaque moment comme une surprise.

Et cette complémentarité a été une vraie richesse parce qu’elle nous a obligés à nous ajuster, à communiquer, et surtout à nous faire confiance, pas facile pour des entrepreneurs habitués à mener leur barque chacun de leur côté.

Lui m’a appris à sécuriser certains points clés.
Je lui ai appris à lâcher prise sur ce qui pouvait l’être.

Un équilibre imparfait, mais profondément humain.

Transmission : quand l’organisation devient une confiance partagée

À un moment du voyage, l’organisation a changé de mains. Non pas par besoin… mais par évidence.

Amaya est elle aussi une grande voyageuse, et comme nous, elle aime organiser, à sa manière.

Elle n’aime pas non plus qu’on marche sur ses plates-bandes, pas par rigidité, mais par respect de ce qu’elle construit.
Elle prend soin de s’assurer que cela convient à tout le monde, tout en gardant une chose essentielle :
sa liberté d’organiser seule, quand elle en a la responsabilité.

Elle nous avait déjà fait la démonstration de ce talent quelques années plus tôt, en nous embarquant à Bali où nous nous étions laissés porter, impressionnés par cette légèreté, ce confort de voyager sans contrainte, cette capacité à penser le cadre… sans enfermer le voyage.

Alors cette fois, c’est les yeux fermés que nous avons renouvelé l’expérience.

Sur une partie du parcours, que nous avons partagée avec Maxime et elle, nous nous sommes laissés guider à travers les Philippines, le Japon et l’Australie.

Ce qu’elle a proposé ressemblait à un subtil mélange de nous 2 :

  • un cadre suffisamment structuré pour ne pas passer à côté de l’essentiel,
  • et assez de souplesse pour laisser de la place à l’imprévu,
  • s’adapter,
  • ajuster,
  • trouver ce juste milieu si précieux en voyage… comme dans la vie.

Ce n’était pas une passation symbolique., c’était une juste reconnaissance de compétences et un moyen de souffler pour nous.

Et moi, dans ce mouvement, j’y ai gagné quelque chose de précieux :
le plaisir rare de voyager autrement, de lâcher le contrôle sans renoncer à la confiance, et de voir se déployer une autre manière d’organiser… certes différente mais tout aussi juste que la mienne.

Les grands déplacements : déléguer, ce n’est pas renoncer

Pour les changements de continent, nous avons fait un autre choix fort : déléguer à une agence spécialisée en Belgique.

Pourquoi ?
Parce que certains sujets demandent de l’expertise.
Parce que l’énergie n’est pas infinie.
Et parce que déléguer, ce n’est pas échouer.

Cela nous a évité :

  • des erreurs coûteuses
  • une charge mentale inutile
  • un stress supplémentaire à des moments clés

Déléguer intelligemment, c’est aussi une compétence.

Concrètement, comment on s’est organisés (outils & ressources)

Parce que derrière la liberté et l’improvisation, il y a aussi des appuis solides, voici ce qui nous a réellement aidés, avant le départ… et surtout pendant le voyage.

En amont : s’inspirer sans se surcharger

Avant de partir, j’ai surtout fait beaucoup de prises d’informations, sans chercher à tout mémoriser ni à tout planifier.

  • Des vidéos YouTube pour voir la réalité du terrain, les erreurs à éviter, les budgets, les ambiances
  • Des livres sur le tour du monde pour nourrir l’imaginaire
  • La “bible” des voyageurs : le site Tourdumondistes, une vraie mine d’or
    → Itinéraires, budgets, assurances, retours d’expérience

Objectif : comprendre les grandes lignes, pas écrire un scénario figé.

Pendant le voyage : la force du collectif

Une fois sur la route, je ne suis jamais restée seule face aux décisions.

  • Les groupes Facebook de voyageurs francophones
    (“Les Français en…”, par pays ou régions) et les rencontres au fil du voyage pour :
    • des recommandations de guides
    • des idées de randonnées
    • des logements testés
    • des retours très récents (prix, sécurité, météo)

C’est souvent là que nous avons trouvé les meilleures infos, bien plus à jour que certains guides papier.

Les applications indispensables (celles qu’on utilisait vraiment)

Voici notre trousse à outils numérique, testée et approuvée :

🏠 Logement

  • Booking
  • Airbnb
  • Hostelworld

🗺️ Orientation & randonnées

  • Google Maps
  • AllTrails
  • Maps.me

🚌 Transports

  • Busbud
  • Recorrido
  • Uber
  • InDrive

💸 Budget

  • TravelSpend (indispensable pour suivre les dépenses en temps réel)

🗣️ Langues

  • Duolingo (pour se débrouiller, créer du lien, oser parler)
  • Google traduction

Rien d’exotique, rien de compliqué, juste des outils gratuits, simples, fiables et accessibles à tous.

Ce que je veux vraiment faire passer comme message

Organiser un tour du monde, ce n’est pas être ultra organisé, tout maîtriser, tout prévoir à l’avance.

C’est plutôt savoir où trouver l’info, accepter de demander de l’aide, s’adapter en permanence

Et surtout : se faire confiance.

Les imprévus : quand les plans changent (et que c’est OK)

Il y a eu un retour imprévu en France, il y a eu de la fatigue, des tensions, des maladies, un accident, des ajustements permanents.

Tout ne s’est pas déroulé comme prévu.
Et pourtant… tout s’est déroulé comme il le fallait.

Avec le recul, certains itinéraires que j’avais imaginés auraient été beaucoup trop éprouvants.
Le monde réel nous a rappelé une vérité simple : écouter ses limites, ce n’est pas renoncer à ses rêves.

Ce que je referais… et ce que je ferais autrement

Si c’était à refaire :

✔️ Je referais la répartition des rôles
✔️ Je garderais de la place pour l’imprévu
✔️ Je déléguerais sans culpabilité
✔️ Je ferais confiance au rythme du voyage

Je ferais autrement :

  • en allégeant encore certaines étapes
  • en acceptant plus tôt que tout ne peut pas être “optimisé”

Car un voyage long n’est pas une performance. C’est une expérienc

Conclusion : organiser, ce n’est pas contrôler

Finalement, organiser un tour du monde, ce n’est pas cocher des cases.

C’est accepter de ne pas tout maîtriser, faire confiance au chemin, et ajuster en permanence.

Et c’est peut-être là que réside la vraie liberté.

Et vous, êtes-vous plutôt du genre à tout anticiper… ou à laisser une place à l’imprévu ?


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