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Un rêve qui prend forme

La Nouvelle-Zélande n’était pas une destination comme les autres dans notre tour du monde.
Elle faisait partie des piliers du voyage.

Quand nous avons imaginé cette aventure en famille, chacun a choisi sa destination de cœur.
Pour moi, c’était l’Amérique du Sud (oui c’est vrai j’ai triché en choisissant non pas un pays mais un continent…).
Pour Célian, le Japon.
Et pour Clément… la Nouvelle-Zélande, un rêve de longue date.

Alors, il a tout organisé et pour moi les vacances ont pu réellement commencer : plus de logement, de restaurant, de moyen de transport ou de réservation d’excursion à effectuer. Il me suffisait maintenant de me laisser guider et de profiter.

Alors laissez-moi vous embarquer dans cette terre d’aventure, de nature brute et d’équilibre, bordée par la mer de Tasmanie et l’océan Pacifique. Un pays jeune, dynamique, où l’on ressent immédiatement une forme de sérénité, comme si le temps y coulait autrement, paisiblement.

Nous y avons passé 6 semaines, entre l’île du Nord et l’île du Sud, en van.
Dans cet article, je vous propose de commencer par l’île du Nord, plus peuplée, plus volcanique, mais aussi berceau de la culture maorie.

Auckland – Une ville qui respire

Notre arrivée à Auckland, sur l’île du Nord, a donné le ton, certes la plus grande ville de Nouvelle-Zélande mais étonnamment calme, verte et apaisante à l’image du reste du pays.

Les parcs sont omniprésents, les rues propres, les gens détendus.
Même dans le quartier des affaires, un lundi matin à l’heure de pointe, on croise des actifs décontractés, ici pas de coups de klaxon comme en Amérique du Sud. Nous profitons du calme, de cette douceur de vivre. Nous apprécions réellement cette sérénité. De plus on se sent en sécurité, presque immédiatement et pour nous c’est primordial.

Nous avons pris le temps de nous poser, de marcher, de respirer et de visiter.
Albert Park, face à notre immeuble, est devenu notre refuge urbain.

Puis nous avons pris de la hauteur :

  • Mount Eden, ancien volcan, pour embrasser la ville d’un seul regard
  • La Sky Tower, perchée à 328 mètres (4m plus haute que notre Tour Eiffel!), pour comprendre l’immensité d’Auckland

Surnommée la cité des voiles, la ville est entourée par la mer de Tasmanie et l’océan Pacifique.
Ici, la mer n’est jamais loin alors 1 habitant sur 4 possède un bateau et de nombreuses liaisons maritimes existent. Un avant-goût de la richesse naturelle du pays. Nous en avons d’ailleurs profité pour faire une première excursion vers Tiritiri Matangi, une île sanctuaire où nous avons observé de nombreux oiseaux endémiques. Un avant-goût de la richesse naturelle du pays.

Impossible d’évoquer la Nouvelle-Zélande sans parler de rugby.
Les All Blacks, le haka, cette danse guerrière impressionnante… tout cela fait partie de l’ADN du pays. Êtes-vous prêts à faire vos plus belles grimaces et pousser vos cris de guerre les plus puissants pour impressionner l’adversaire ?
Nous, on s’y est essayés… avec plus ou moins de talent.

Sur la route : la Baie des Îles, cœur maori

Après avoir pris possession de notre van, nous avons quitté Auckland pour longer la côte et rejoindre la Baie des Îles, un lieu hautement symbolique pour les Maoris.

C’est ici qu’a été signé, le 6 février 1840, le traité de Waitangi entre les Maoris et la Couronne britannique. Un lieu fondateur de l’histoire du pays.

« La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. » Proverbe maori

La région est sublime :

  • une centaine d’îles
  • des eaux turquoise
  • des croisières paisibles
  • une atmosphère hors du temps

Un endroit idéal pour ralentir et ressentir profondément l’âme du pays.

Cap Reinga : là où deux océans se rencontrent

Nous avons poursuivi notre route vers l’extrême nord de l’île jusqu’au Cap Reinga, un lieu chargé de spiritualité.

C’est ici que se rencontrent la mer de Tasmanie et l’océan Pacifique.
Le spectacle est saisissant : falaises abruptes, vents puissants, plages sauvages à perte de vue.

Selon la tradition maorie, c’est aussi le point de départ des âmes vers l’au-delà. Une sensation étrange et profonde se dégage de cet endroit, comme si l’on se trouvait réellement au bout du monde.

Fêter Noël et un anniversaire à l’autre bout du monde

Cette partie du voyage restera gravée pour une raison toute particulière : nous avons fêté les 12 ans de Célian ici, à l’autre bout du monde.

Un anniversaire célébré au cœur de la nature, loin de tout ce que nous connaissions.
Et Noël, lui aussi, a pris une forme inattendue : en tee-shirt et en short, sous le soleil de l’hémisphère sud. Pas de foie gras ni de Sauternes cette année, mais un brunch simple, partagé, sincère.

Même chose pour le 31 décembre : pas de cotillons, pas de grandes mises en scène. D’autres plaisirs, d’autres repères, une autre façon de célébrer.

Changement d’ambiance en rejoignant Hobbiton, le célèbre village de tournage du Seigneur des Anneaux.

Des collines verdoyantes, de petites maisons rondes, une atmosphère féerique… Même sans être un grand fan de la saga, on se laisse facilement embarquer par la magie du lieu, chaque détail était incroyablement soigné comme si le village était encore habité.

Rotorua et la terre qui fume

Rotorua nous a rappelé que la Nouvelle-Zélande est une terre vivante : geysers, sources chaudes, boue bouillonnante, ici la terre respire, gronde, fume. Certaines sources atteignent plus de 120 degrés, chargées en minéraux aux vertus reconnues. L’odeur de soufre, surprenante au départ, fait partie intégrante de l’expérience.

C’est aussi un haut lieu de la culture maorie.
Nous pouvons y découvrir leurs traditions, leur rapport à la terre, au collectif, au sacré. Je me suis même lancée dans la préparation d’un plat traditionnel le hangi à base de plusieurs viandes et de légumes mijotés dans un four de terre.

Accepter de lâcher – Quand la météo décide

Nous rêvions de faire le Tongariro Alpine Crossing reconnu pour être un des plus beaux treks au monde mais la météo en a décidé autrement. Nous avons modifié l’itinéraire et attendu le retour du beau temps mais cela n’a pas suffit alors nous avons choisi d’autres chemins, d’autres randonnées, d’autres cascades.
Et parfois, ces plans B offrent des souvenirs encore plus puissants que ceux que l’on avait idéalisés.

Wellington, la capitale battue par les vents

Avant de quitter l’île du Nord, nous avons fait escale à Wellington, la capitale du pays.

Une ville à taille humaine, connue pour ses vents légendaires (on dit que le vent souffle ici plus de 200 jours par an).
Nous avons emprunté le cable car, qui en quelques minutes nous a menés à 118 mètres d’altitude, jusqu’aux jardins botaniques, offrant une superbe vue sur la ville.

Après un déjeuner sur les anciens docks, nous avons passé plusieurs heures au musée Te Papa, passionnant et immersif, pour mieux comprendre l’histoire de la Nouvelle-Zélande et la culture maorie.


Conclusion – Une terre qui marque

L’île du Nord nous a offert bien plus que des paysages, elle nous a appris à ralentir, à écouter, à nous adapter.

Une terre jeune, volcanique, profondément enracinée dans sa culture, une terre qui ne se visite pas : elle se ressent.

Prochaine étape : l’île du Sud, plus sauvage encore, plus brute.
Prêts à poursuivre l’aventure avec nous ?


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