Nous avons quitté Salta pour notre 1ère grande étape en Argentine : les mythiques chutes d’Iguazú, à l’extrême nord-est du pays.
Un site à la croisée de trois frontières : Argentine, Brésil et Paraguay et surtout, l’une des 7 merveilles naturelles du monde, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Au cœur de la jungle du Paraná, plus de 275 cascades déferlent dans un vacarme assourdissant. Un spectacle brut, vibrant, presque irréel et d’une telle puissance.
Mais au fait, savez-vous d’où viennent ces chutes ?
Elles sont nées d’une éruption volcanique survenue il y a près de 200 millions d’années. Une cicatrice géologique devenue un chef-d’œuvre naturel pour notre plus grand plaisir (et la horde de visiteurs).
L’argentine, une vue de l’intérieur
Nous nous sommes levés de bonne heure pour faire partie des premiers à l’ouverture du parc, et nous avons, de fait, pris le 1er départ du train écologique à ciel ouvert. Direction la Gorge du Diable (Garganta del Diablo), la plus impressionnante de toutes avec ses 1 500 m³ d’eau par seconde, soit 36 piscines olympiques en une minute. C’est réellement impressionnant, on se sent si petit face à ce mur d’eau, impossible de parler. On contemple, on ressent, on s’incline presque.

L’eau est la force motrice de toute la nature. Leonardo da Vinci
Nous avons poursuivi notre visite de passerelle en passerelle tout en jouant avec les papillons multicolores, alternant la promenade inférieure et la promenade supérieure, pour observer les chutes depuis tous les angles, du fond du gouffre jusqu’au sommet. Pensez à prévoir de bonnes chaussures et de quoi vous hydrater car ici il fait très, très chaud !
Chaque pas offre un nouvel émerveillement visuel : la chute San Martín, les arcs-en-ciel suspendus, les cris d’oiseaux tropicaux. Ici, tous les sens sont en éveil.

Le Brésil, une autre perspective
Nous avons longuement hésité à franchir la frontière, les avis étant partagés. Mais… aurons-nous l’occasion de revenir ?
Alors, malgré le coût supplémentaire, nous avons dit “vamos”, et traversé les frontières, non pas pour obtenir un tampon supplémentaire sur nos passeports mais bien pour découvrir le côté brésilien et nous faire notre propre avis.
Avant d’atteindre les chutes, le Parc aux Oiseaux nous a offert une parenthèse inattendue.
Trois heures à flâner au milieu d’une végétation luxuriante (comme dirait Célian), d’aras, de toucans et de papillons géants. Une immersion magique, hors du temps, où nous avons même improvisé un pique-nique dans ce cadre paradisiaque.

Côté brésilien, la visite commence par un bus panoramique, puis un sentier d’un kilomètre qui dévoile peu à peu l’immensité du site.
Et quand on atteint le pont suspendu au-dessus des eaux, les éclaboussures deviennent une bénédiction sous 30 degrés. C’est grandiose !

Il y a des lieux où la nature ne se regarde pas, elle s’écoute et se ressent.
Le côté argentin offre une visite des chutes de l’intérieur tandis que le côté brésilien en révèle la grandeur par une vue d’ensemble.
Deux expériences complémentaires, deux émotions différentes… une seule conclusion : Iguazú fait bien partie des merveilles du monde.